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Actualités juridiques

Bilan de la commercialisation des logements neufs au premier trimestre 2018


2398  ACTES COURANTS - IMMOBILIER 11|06|2018


Au cours du 1er trimestre 2018, la vente des logements neufs est en recul. Parallèlement, les mises en vente ont augmenté. Cette hausse est essentiellement portée par l'individuel, tandis que le collectif se stabilise.

 

Ensemble des logements neufs : dynamisation de l’offre. Au 1er trimestre 2018, 30 100 logements ont été réservés, soit un net recul par rapport au 1er trimestre 2017 (- 5,1 %). Sur la même période, les annulations augmentent de 2 %, marquant ainsi une stabilisation par rapport à l'augmentation observée fin 2016.

La reprise des mises en vente se poursuit par rapport au 4e trimestre 2017. Près de 31 900 logements ont été mis en vente au 1er trimestre 2018 (+ 2 %).

Avec une baisse de la demande et une hausse de l'offre de logements, l'encours de logements proposés à la vente progresse et s'établit à 108 500 unités (+ 3, 6% par rapport au niveau observé à la fin du 1er trimestre 2017).

 

Appartements : stabilisation de l’offre et repli des réservations. Les réservations d’appartements s'établissent à 27 700 unités au cours du premier trimestre. Elles sont en net repli (- 4,5 %) par rapport au 1er trimestre 2017.

Le repli est particulièrement prononcé pour les studios (- 11,6 %). Toutefois, les ventes d'appartements de plus de 3 pièces augmentent (+ 3,3 % sur la même période).

Les mises en vente (28 900 logements) se stabilisent (+ 0,7 %). Cependant, ces résultats sont contrastés suivant le nombre de pièce : de + 17,8 % pour les studios à - 6,4 % pour les deux pièces.

L’encours des appartements proposés à la vente, 99 100 logements à la fin du 1er trimestre, est en hausse de 3,8 % par rapport au 1er trimestre 2017. Toutefois, la part des logements en cours de construction ou achevés dans les encours de fin de trimestre diminue nettement (- 6,6 points).

Sur la même période, les prix de vente progressent de 2,8 % : un appartement est vendu en moyenne près de 4 100 €/m² (contre un peu moins de 4 000 €/m² au 1er trimestre 2017).

 

Maisons individuelles : un début d’année dynamique pour les mises en vente. Les réservations de maisons individuelles (2 400 unités) sont en net repli (- 11,7 %). Ce ralentissement des ventes s'inscrit dans une tendance baissière : les ventes réalisées au cours des 4 derniers trimestres sont inférieures (- 6,9 %) à celles des 4 trimestres précédents.

En revanche, les mises en vente (3 000 maisons) enregistrent un net rebond (+ 17,3 %). Seules les mises en vente portant sur les grandes maisons (+ de 5 pièces) sont en recul (- 2,3 %).

En ce début d’année, l'encours de maisons individuelles disponibles à la vente augmente légèrement (+ 1,3 %) et atteint 9 400 unités. Dans cette offre, la part des logements en cours de construction baisse (- 3,8 points) au profit des logements en projet et achevés (respectivement + 2,0 et + 1,7 points).

Dans le même temps, les prix des maisons augmentent sensiblement (+ 3,3 % en moyenne). Au 1er trimestre 2018, une maison individuelle coûte en moyenne 264 000 €.

 

Une conjoncture en demi-teinte suivante les zonages. Les zones A et Abis, qui réunissent Paris, une grande partie de l’Île-de-France, de la Côte d’Azur et de la zone frontalière suisse, présentent ce trimestre une conjoncture en demi-teinte, se caractérisant par une augmentation des mises en vente (+ 4,0 %) et une stabilité des réservations (- 0,1 %).

Le marché en zone B1, regroupant les autres grandes agglomérations de plus de 250 000 habitants, suit la tendance nationale, à savoir une hausse des mises en vente (+ 3,8 %) et une contraction des réservations (- 9,9 %).

La zone B2, qui comprend les autres communes de plus de 50 000 habitants, présente un marché plus déprimé avec un recul des mises en vente (- 5,8 %) et des réservations (- 7,0 %). Malgré le relâchement des réservations, celles-ci restent sur une tendance annuelle à la hausse (+ 7,7 %).

Enfin, la zone C, qui comprend le reste du territoire, présente un profil proche de celui de la zone B2, avec une baisse des mises en vente (- 12,5 %) et des réservations (- 6,8 %).

 

Les résultats par région. Seules les régions Île-de-France et Corse voient leurs mises en vente et réservations augmenter au cours de ce 1er trimestre.

Les réservations diminuent pour les autres régions. Parmi elles, 7 régions connaissent également un retrait des mises en vente, contrairement à la tendance nationale.

Le prix de vente moyen des appartements est en hausse pour l'ensemble des régions, à l'exception des régions Grand-Est et Île-de-France pour lequel il diminue.

L’ensemble de l’enquête est accessible à l’adresse suivante : http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publicationweb/99

 

Source : Min. Transition écologique et solidaire, St@tinfo, mai 2018