En zone A ou NC, de nombreux particuliers, notamment des
propriétaires de chevaux, souhaiteraient pouvoir construire un abri
en zone agricole, mais en sont empêchés car, estime un
parlementaire, ils ne relèveraient pas du statut d'exploitant
agricole.
Aux termes de la réponse du ministre interrogé, l'article
R. 123-7 du Code de l'urbanisme ouvre la possibilité de classer en
zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à
protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou
économique des terres agricoles. Ce classement a pour conséquence
d'interdire l'urbanisation dans ces secteurs. Cependant, l'article
R. 123-7 autorise, dans ces zones, les constructions et
installations nécessaires à l'exploitation agricole.
Les constructions sont agricoles en fonction de leur
destination et non de la qualité ou de la profession du
pétitionnaire (Rép. min. n° 00598, JO Sénat,
23 août 2007, p. 1465). Dans un arrêt récent, le
Conseil d'État a considéré que la construction d'une grange
composée de boxes à chevaux pouvait être regardée comme une
construction à usage agricole au sens des dispositions du plan
local d'urbanisme, eu égard aux activités d'élevage et d'étalonnage
exercées par l'exploitant (CE, 24 juillet 2009, Commune
de Boeschepe, n° 311337). En revanche, un particulier amateur
d'équitation à titre de loisirs personnels ne peut obtenir une
autorisation d'urbanisme lui permettant la construction d'abris à
chevaux en zones classées NC ou A, ces abris ne pouvant être
considérés comme des constructions nécessaires à l'exploitation
agricole.
Cette interdiction de construire en zone agricole ayant
pour objet de protéger les surfaces agricoles contre le mitage et
l'artificialisation des terres agricoles, aucun assouplissement de
cette règle n'est envisagé.
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| Source : Min. Ecologie, énergie, dév. dur. et mer, rép. min. Got, JOAN du 18 mai 2010, Questions et réponses, p. 5519, n° 63513 |